1. PRÉSENTATION ANATOMIQUE :

  • Le bassin est une structure osseuse complexe formé de trois structures osseuses : les 2 os iliaques en avant et sur le côté, un sacrum en arrière et le coccyx sous le sacrum.


  • Le sacrum :

  • Il s’articule en haut avec la portion lombaire de la colonne vertébrale et latéralement avec les deux os iliaques par une articulation que l’on nomme sacro-iliaque.



SOBOTA, Atlas d’anatomie humaine, T2, Tronc; viscères et membre inférieur, 21ème édition, 4ème édition française, Editions médicales internationales, Technique et documentation - 2000




  • Les iliaques :

  • Elles s’articulent en dedans avec le sacrum, en avant entre elles par la symphyse pubienne. Les membres inférieurs s’insèrent sur leur face externe par l’articulation de la hanche ou coxo-fémorale.



SOBOTA, Atlas d’anatomie humaine, T2, Tronc; viscères et membre inférieur, 21ème édition, 4ème édition française, Editions médicales internationales, Technique et documentation - 2000



  • Le coccyx :

  • C’est un assemblage de 3 à 4 vertèbres qui se soudent entre elles chez l’adulte. Cependant l’articulation avec le sacrum doit rester libre et mobile surtout chez la femme parturiente.



SOBOTA, Atlas d’anatomie humaine, T2, Tronc; viscères et membre inférieur, 21ème édition, 4ème édition française, Editions médicales internationales, Technique et documentation - 2000


  • L’assemblage de ces pièces osseuses forme le bassin.



SOBOTA, Atlas d’anatomie humaine, T2, Tronc; viscères et membre inférieur, 21ème édition, 4ème édition française, Editions médicales internationales, Technique et documentation - 2000



  • C’est donc une cavité (cavité pelvienne) servant de structure à l’appareil locomoteur, mais surtout de réceptacle, et de lieu d’insertion de nos organes génito-pelviens.



2. LES PRINCIPALES PATHOLOGIES :
  • Les principales pathologies de l’appareil locomoteur sur le bassin (la hanche fait partie du membre inférieur) sont les fixations articulaires.


  • On en retrouve deux principales :

  • Les fixations des articulations sacro-iliaques

  • Les pathologies inflammatoires de la symphyse pubienne ou pubalgie.


  • Les fixations des articulations sacro-iliaques :

  • L’articulation sacro-iliaque est une drôle d’articulation en forme de haricot à concavité postérieure. Elle a longtemps été décrite par les anatomistes comme une articulation rigide, qui ne bougerait que lors de l’accouchement.

  • C’est bien sûr une vision très réductrice. Si elle ne bougeait pas, les patients ne souffriraient pas autant lorsque cette articulation est fixée.

  • Les mobilités sont très faibles mais dans le corps les articulations peu mobiles sont parfois plus importantes en terme d’amortissement des contraintes biomécaniques que les articulations ayant beaucoup d’amplitude.


  • Les pathologies inflammatoires de la symphyse pubienne ou pubalgie :

  • La symphyse pubienne est un carrefour de contraintes biomécaniques très importantes. Sur cette portion osseuse, on peut trouver pas moins d’une vingtaine d’insertions musculaires ou ligamentaires. On parle souvent de la pubalgie du sportif et de l’équilibre nécessaire entre les abdominaux et les adducteurs. Cette pathologie survient lorsqu’il existe un déséquilibre trop important des tissus qui sont anatomiquement reliés à la symphyse pubienne.



3. TRAITEMENT OSTÉOPATHIQUE :
  • Les fixations des articulations sacro-iliaques :

  • Le traitement consiste en des manipulations de ces articulations. Structurelles, si la dysfonction est récente et facilement réductible. Fonctionnelles, si la dysfonction est présente depuis longtemps. On cherchera à réharmoniser l’articulation en fonction des tensions ligamentaires, de manière à ce que les structures osseuses aient un mouvement physiologique le plus harmonieux possible.


  • Les pathologies inflammatoires de la symphyse pubienne ou pubalgie :

  • Le traitement est moins manipulatif et plus à l’écoute des tissus ayant un rapport anatomique avec la symphyse. Il faudra comprendre quelles sont les tensions qui s’expriment et convergent vers le pubis. Les abdominaux et les adducteurs sont souvent les muscles mis en cause dans la pubalgie, mais, il n’y a pas qu’eux. Les organes génitaux et les muscles du plancher pelvien, prennent aussi insertion sur cette zone là. Il existe une autre raison beaucoup plus mécanique. En fonction de la posture du patient, sa ligne de gravité peut passer soit trop en avant, soit trop en arrière de la symphyse. A terme, ce fluage peut entraîner des contraintes mécaniques, puis une inflammation secondaire.