LE SYNDROME OCCLUSAL

Ces pages s’adressent aux patients. Elles se veulent simples. Ce n’est pas une revue de littérature comme celles mises en ligne sur le strabisme et sur les théories de croissance crâniennes. Elles ont pour but d’expliquer d’une façon physiologique la
FIBROMYALGIE D’ORIGINE TRIGÉMINALE.

Avant toute chose, il faut absolument battre en brèche une idée reçue et parfois transmise par ceux qui travaillent dans la régulation neurologique de notre posture. « ON NE SE TIENT PAS DEBOUT AVEC NOS DENTS ». En revanche, le nerf qui innerve nos dents, l’ensemble des ligaments dentaires, notre parodonte, les muscles participant à la mastication, et notre articulation temporo-mandibulaire (articulation de la mâchoire), est un nerf dont les ramifications sont très importantes et qui est impliqué dans de nombreux phénomènes physiologiques. Ce nerf est le
nerf trijumeau.

Avant d’aller plus loin dans cet exposé, il faut citer en référence le Pr Hartmann, qui a beaucoup contribué à la définition et à la compréhension des phénomènes pathologiques ayant pour point de départ une hyperstimulation de ce nerf. Dans la rubrique lien, vous pourrez accéder à son site qui explique de façon remarquable ce syndrome.

Pour comprendre ce qui suit, il faut savoir :
En temps normal nos dents ne se touchent pas. Ce qui veut dire que notre cerveau ne reçoit que peu d’informations venant de nos dents. Lorsqu’elles sont en contact, et je précise en contact physiologique, soit pendant la mastication ou la déglutition (du bol alimentaire ou salivaire), le cerveau gère les flux d’informations comme il se doit, et l’intègre aux autres données issues de notre perception générale.

En revanche, les contacts anormaux :

  • dents serrées en permanence,

  • serrement dentaire nocturne,

  • grincement dentaire nocturne (ou bruxisme),

  • contact prématuré dentaire (une ou plusieurs dents se touchent l’ensemble des autres dents),

  • position spatiale des maxillaires ou des mandibules anormales (on parle de classe dentaire),

  • inversés d’articulé latéral (la mandibule est déviée d’un côté et les arcades dentaires se croisent)

  • manque de hauteur verticale (les dents du dessus recouvrent beaucoup trop les dents du dessous, obligeant une contraction musculaire permanente pour conserver un espace d’ouverture sub-normal),

  • les infections qui souvent passent inaperçue (caries, inflammation gingivale ou parodontale, …)


surstimulent de façon anormale ce nerf trijumeau.

Pour comprendre comment ce nerf surstimulé peut entraîner autant de dégâts, nous allons voir son anatomie.

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