B. Les environnements musculaires :


L’environnement de ce muscle, explique les grandes difficultés que notre organisme peut avoir pour retrouver une physiologie normale, après une période de stress,.

L’environnement vasculaire :
Au niveau artériel :


Netter F.H. (1997). Atlas d’anatomie humaine. Icon learning systems. 2ème édition. Masson. Chevrel J.P, Fontaine C. Anatomie clinique. Tête et cou. Tome 3. Springer-Verlag France, 1996.


L’artère maxillaire peut être fortement contrainte par les tensions locales et les contractures du muscle ptérygoïdien latéral.
Cette artère présente deux variétés anatomiques.
La variété superficielle se trouve entre la face interne de la branche montante de la mandibule, la variété profonde passe entre les deux faisceaux de ce muscle.
Quelque soit la variété une contracture et une augmentation de volume de ce muscle (quand on contracte trop et pendant trop longtemps, le muscle gonfle, c’est ce que cherchent les body-builders !), compriment l’artère soit contre la mandibule, soit entre les deux corps musculaires.


Kamina. (2002). Précis d’anatomie clinique. Tome 2. Maloine.
L’artère maxillaire passe entre les fibres du muscles ptérygoïdiens latéral.


Cette artère donne de nombreux rameaux ; ce qui peut expliquer de nombreux symptômes.
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l’artère auriculaire profonde qui se distribue à l’articulation temporo-mandibulaire (mâchoire), au méat acoustique externe (là où l’on met le coton-tige), et à la membrane tympanique.
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l’artère tympanique antérieure présente de nombreuses connexions avec d’autres artères qui peuvent suppléer un manque de débit.
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l’artère méningée moyenne remonte à l’intérieur du crâne par le foramen épineux (petit trou présent à la base antérieure du crâne) pour vasculariser la dure-mère de la partie antérieure et moyenne du crâne, et une partie de l’orbite.
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les artères temporales profondes antérieure et postérieure allant vasculariser le muscle temporal. Sa partie moyenne est vascularisée par une autre artère.
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l’artère massétérique allant au muscle masséter
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l’artère buccale se rendant au muscle de la joue. Le buccinateur est le muscle qui mobilise les aliments afin qu’ils soient broyés par les dents, mais un dysfonctionnement peut entraîner des morsures de la joue.
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les artères se rendant aux arcades dentaires supérieures et inférieures. Elles vascularisent les dents maxillaires et mandibulaires, la gencive, le muscle mylo-hyoïdien (pour l’artère alvéolaire inférieure),
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L’artère infra-orbitaire se rend aux incisives et aux canines portées par le maxillaire, le sinus maxillaire, et la gencive. Elle se distribue aussi à la joue et la paupière inférieure.
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L’artère du canal ptérygoïdien allant vasculariser le pharynx, les muscles du voile du palais et la trompe d’Eustache.
- Et pour terminer cet inventaire à la Prévert ,
des rameaux allant vasculariser les deux muscles ptérygoïdiens. Lorsqu’un muscle est surutilisé, il augmente son volume. Au vu de la disposition anatomique cette augmentation de volume peut avoir un effet sur l’artère qui les vascularise. Ils sont alors en manque d’oxygène. Cette anoxie (manque d’oxygène) engendre une souffrance musculaire qui induit une inflammation. Celle-ci a pour conséquence une augmentation du volume musculaire, augmentant d’autant le cercle vicieux.

Pour résumer :
L’artère maxillaire passe dans ou à proximité d’un muscle surutilisé lors du syndrome des dents serrées.
La surutilisation musculaire a pour effet un cercle vicieux qui conduit à son augmentation de volume (tant par effet trophique que par l’inflammation due à sa souffrance)
Le débit de cette artère est diminué.
L’ensemble du territoire souffre de ce manque de vascularisation dont le muscle lui même responsable de ses souffrances.



Au niveau veineux :



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