• A PROPOS DE LA GYNÉCOLOGIE OSTÉOPATHIQUE :





  • Pour beaucoup, l’indication majeure reste le traitement de l’incontinence. Notre culture médicale nous forme à penser au travail musculaire du plancher périnéal. L’incontinence n’a pas toujours pour origine une déficience musculaire. Si des tensions ligamentaires (ligaments utéro-sacré, large, rond, pubo-vésicaux…) ou une malposition utérine existent, les pressions sur la vessie sont différemment réparties. Ce sont deux exemples fréquents de cause de l’incontinence. On peut toujours renforcer le plancher pelvien musculairement, si les tensions ne sont pas levées, on fatigue l’organisme (comme si on roulait en voiture avec le frein à main).

  • Cependant, toute la période périnatale est un moment clé pour la femme.

  • L’ostéopathie peut aider les femmes ayant des difficultés de procréation. Si le souci est fonctionnel, une tension diminuant ou fermant les orifices (col, jonction trompe-utérus ou pavillon), l’ostéopathe peut aider au relâchement de ces structures anatomiques.
  • L’ostéopathie peut aussi aider les femmes enceintes pour qu’elles aient une “jolie maison” pour héberger leur Loulou pendant 9 mois. Les sciatiques, une ouverture précoce du col, un état de fatigue ou de tension anormal…, tout ce qui peut gêner la maman est perçu de la même manière par l’enfant à naître
  • Enfin, l’ostéopathie est nécessaire après l’accouchement pour retrouver une unité périnéale satisfaisante. Trop de femmes considèrent que s’il n’y a plus d’incontinence c’est que tout va bien. Après la naissance, il peut persister des dysménorrhées (perturbations dans le cycle), algorrhées (douleurs menstruelles), dyspareunies (douleurs dans les rapports), sciatiques, lourdeurs et mauvaises circulations dans les membres inférieurs… La liste est longue. Il est dommage de ne pas en parler et vivre avec, alors qu’une solution potentielle existe.




  • L’ostéopathe peut, par des manœuvres douces et appropriées, essayer de diminuer les tensions locales mais parfois à distance, afin que la femme puisse retrouver son unité gynécologique et se réapproprie son corps un peu malmené lors de la grossesse et de l’accouchement.

Dans ces pages, je détaillerai :
  • L’ostéopathie et l’obstétrique. Les raisons de certaines douleurs d’origine fonctionnelle, les conséquences d’un bébé « bas », que faire contre les contractions prématurées ou les menaces d’accouchement prématuré (pour raison fonctionnelles seulement).
  • L’ostéopathie après l’accouchement. Les mécanismes traumatiques de l’accouchement et les possibilités de traitement ostéopathique.
  • L’ostéopathie et l’incontinence. L’incontinence ne vient pas d’une faiblesse du périnée, nous verrons pourquoi. Les différentes sortes d’incontinences et leurs raisons tissulaires, ainsi que les possibilités de traitement.
  • La cystite interstitielle. Les inflammations chroniques de l’urètre diffusent au niveau de la vessie et peuvent provoquer une cystite.
  • La pudendalgie. L’inflammation du nerf pudendal dans son canal peut revêtir de multiples symptômes. Cette pathologie peut être le point de démarrage d’un syndrome de déficience posturale.
  • L’endométriose. C’est la prolifération de cellule de l’utérus (l’endomètre) en dehors de la cavité utérine. Cette pathologie crée de multiples adhérences. L’ostéopathie tissulaire et émotionnelle (en fonction de la demande de la patiente) peut apporter des solutions.
  • Sexualité et ostéopathie. Les raisons fonctionnelles ou tissulaires pouvant expliquer les douleurs dans les rapports, les possibilités de traitement ostéopathique.
  • Gynécologie et ostéopathie. Les douleurs dans les cycles, les perturbations dans la durée des cycles, les céphalées hormonales, infections urinaires récidivante ou urétrites…
  • Aide à la procréation et ostéopathie. Comment certaines dysfonctions tissulaires peuvent gêner la perméabilité des trompes, provoquer un utérus trop contracté, … Les possibilités de traitement ostéopathiques.
  • Cancérologie et gynécologie. L’aide que peut apporter l’ostéopathie dans la prise en charge de la patiente ayant eu un cancer du petit bassin, traitée chirurgicalement et/ou médicalement.
  • Législation. Le conseil de l’ordre a clarifié la situation des ostéopathes anciennement masseur-kinésithérapeutes, concernant les touchers endo-pelviens (touchers vaginal ou rectal). J’invite tous(tes) les patients(tes) à lire cette page pour éviter toute forme possible d’incompréhension.