LES ÉLÈVES : JOHN MARTIN LITTLEJOHN

  • Il est né en 1865 en Ecosse. Il commencera par devenir prêtre puis émigre aux États-Unis en 1892. Souffrant de douleurs à la nuque et à la gorge, il se rend à Kirksville et est séduit par les méthodes employées par Still. Il rentre au collège pour y étudier l’ostéopathie. Plus tard, il rentrera en conflit avec Still. Littlejohn préférait une ostéopathie fondée sur la physiologie plutôt que sur l’anatomie. Il retournera en 1913 en Angleterre et fonde à Londres la British School of Osteopathie en 1917.

  • Il étudiera également particulièrement son adaptation mécanique à la position érigée. Pour qualifier simplement la philosophie ou le modèle de Littlejohn, nous pourrions dire qu'il nous parle de l'homme debout en relation avec son environnement. Alors que la recherche de Still s'articulait essentiellement sur la relation structure/fonction, s'intéressant à la libre circulation des fluides dans le corps et se référant essentiellement à l'anatomie, Littlejohn pousse plus loin l'étude, recourant largement à la physiopathologie et à la biomécanique qui lui fourniront les éléments de connaissance dont il a besoin. Il étudiera l'organisation de la verticalité, créant le modèle des lignes de force vertébrales, raffinant ainsi très largement le concept ostéopathique. Ce courant de pensée s'est poursuivi jusqu'à nous, notamment avec le développement des chaînes musculaires et l'apport récent de la posturologie.



LES ÉLÈVES : WILLIAM GARNER SUTHERLAND
  • C’est un américain né en 1873 dans le Minnesota. Il sera d’abord imprimeur, puis journaliste. C’est au cours d’une de ses enquêtes qu’il ira à Kirksville en 1897. C’est seulement une année après qu’il commencera à avoir des idées folles (ce sont ses mots) sur le crâne et parlera de M.R.P (mouvement respiratoire primaire). Il faut comprendre que si maintenant on a encore tant de résistances à comprendre ce type de mobilité, qu’en était-il il y a un siècle ?

  • En 1939, il publia “the cranial bowl” dans la plus grande indifférence et scepticisme. En 1946 eut lieu la première association d’osthéopathie crânienne. Il est mort en 1954.

  • L’apport de Sutherland à l’ostéopathie dite “cranio-sacrée” est immense. C’est lui qui a créé cette forme d’ostéopathie. C’est de lui que sont inspirées ou directement transmises l’ensemble des techniques d’ostéopathie crânienne.

  • On retrouve son premier écrit, lorsqu’il était encore étudiant :

  • “Alors que je restais à contempler, tout en pensant, inspiré par la philosophie du Dr Still, mon attention fut attirée par les biseaux des surfaces articulaires de l'os sphénoïde. J'eu soudain cette pensée, - comme une pensée guide -, biseautées, comme les ouies du poisson, indiquant une mobilité pour un mécanisme respiratoire”.

  • Il fera tout pour chasser cette pensée qu'il appellera lui-même “l'idée folle”.


  • Vingt ans plus tard il poursuivra son étude et commencera à publier. L’article tiré de sa conférence donnée en mai 1949 à Providence (Rhode Island) exprime très bien ses recherches et ce qu’il a apporté à l’ostéopathie. Lien vers le texte tiré de la conférence.

  • Le concept ostéopathique crânien développé par W.G Sutherland est à l’ostéopathie, ce que Freud est à la psychanalyse. Il a tout inventé, décrit les choses avec une extrême justesse. Pour l’ostéopathe qui possède une main qui ressent, c’est un véritable Maître. Nous sommes en 2007 avec des moyens technologiques permettant de valider certains de ses concepts. D’autres théories comme le M.R.P (mouvement respiratoire primaire) ne sont toujours pas scientifiquement validées. Elles ne sont pas non plus invalidées. Si les théories Freudiennes on su évoluer, nous pensons qu’il doit en être de même pour les théories crâniennes de W.S Sutherland. il faut garder l’humilité nécessaire et être convaincu que notre main a encore beaucoup à apprendre en terme de ressenti, mais il faut savoir aussi remettre en question certains concepts physiologiques décrits comme la compression du 4è ventricule, qui aujourd’hui n’a pas forcément les mêmes explications physiologiques qu’à l’époque.



Les autres élèves :
  • De nos jours, d'autres ostéopathes, élèves de Sutherland et de Littlejohn, approfondissent les techniques et le fondement scientifique de l'ostéopathie, afin de la rendre moins empirique, et de lui donner les bases scientifiques indispensables. Il faut citer Wernham, Jones, Mitchell, Brookes, Frymann, Magoun, Becker, le physiologiste I. Korr, Fryette, Hoover, Upledger, etc.


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