• Je vous propose trois définitions :

La définition élaborée en 1987 lors de la convention européenne d’ostéopathie à Bruxelles est la suivante :
« L’ostéopathie est une science, un art et une philosophie des soins de la santé, étayée par des connaissances en évolution.

  • Sa philosophie englobe le concept de l’unité de la structure de l’organisme vivant et de ses fonctions. Sa spécificité consiste à utiliser un mode thérapeutique qui vise à harmoniser les rapports de mobilité et de fluctuation des structures anatomiques.

  • Son art consiste en l’application de ses concepts à la pratique médicale dans toutes ses branches et spécialités.

  • Sa science comprend notamment les connaissances comportementales, chimiques, physiques et biologiques relatives au rétablissement et à la préservation de la santé, ainsi qu’à la prévention de la maladie et au soulagement du malade.

Les concepts ostéopathiques mettent en évidence les principes suivants :
  • le corps, par un système d’équilibre complexe, tend à l’autorégulation et à l’auto-guérison face aux processus de la maladie,

  • le corps humain est une entité dans laquelle la structure et la fonction sont mutuellement et réciproquement interdépendantes.

  • Un traitement rationnel est fondé sur cette philosophie et ces principes. Il favorise le concept Structure/Fonction dans son approche diagnostique et thérapeutique par des moyens manuels.»


La définition Donnée par Paul Lee1 :
  • La médecine ostéopathique est une philosophie des soins de santé et un art particulier, supporté par une connaissance scientifique étendue ; sa philosophie embrasse le concept d’unité de structure (anatomie) et de fonction( physiologie) de tout organisme vivant. Son art consiste en l’application de sa philosophie dans la pratique de la médecine, de la chirurgie et de toutes leurs branches et spécialités. Sa science inclut la connaissance comportementale, chimique, physique, spirituelle et biologique, en relation avec l’établissement et le maintien de la santé aussi bien que dans la prévention et le soulagement de la maladie. Les concepts ostéopathiques s’appuient sur les principes suivants :

l’être humain est une unité de fonction dynamique
les processus corporels comportent des mécanises autorégulateurs qui sont, par nature, autoguérisseurs
structure et fonction sont étroitement et mutuellement interdépendantes, à tous les niveaux
tout traitement rationnel se fonde sur ces principes.

Ma définition :
  • La définition que je donne est plus large, même si je reprends point par point les mêmes idées :


  • L’ostéopathie est une science, un art et une philosophie.


  • Une science… celle de l’anatomie. L’ostéopathie nécessite une connaissance parfaite de l’anatomie et de la physiologie humaine.

  • Un art… celui de pouvoir sentir, comprendre et vivre puis faire vivre les tissus du patient sous sa main, l’art d'accommoder les connaissances scientifiques au ressenti manuel.

  • Une philosophie… celle de respecter les tissus, les lésions, le corps et l’intégrité psychologique de ses patients.


  • Le but de l’ostéopathie est de récupérer les mobilités articulaires, viscérales et tissulaires, de donner la possibilité au corps et à celui qui vit dedans de reprendre “le dessus”, de faire face aux agressions de la vie quotidienne, de tendre vers son homéostasie. L’idéal serait de mettre en harmonie les différentes pièces de notre corps physique, psychique et émotionnel.


  • Les moyens de l’ostéopathe sont les normalisations articulaires, viscérales, tissulaires, et émotionnelles. Avec notre main, nous devons sentir le vécu de chaque tissu afin de le remettre, s’il est en lésion, en synergie avec l’immense complexité de l’organisme. Nous avons un outil particulièrement adapté, notre main, le patient lui a le plus bel espace de travail, son corps, son anatomie et sa physiologie. Suivant la finesse du thérapeute, on pourrait rajouter sa psychologie et ses émotions.


  • Les indications de l’ostéopathie sont multiples. On les retrouve dans chaque spécialité médicale puisque le corps forme un tout et que rien ne peut être pris séparément. La traumatologie (entorse de cheville, fracture de clavicule…), la rhumatologie (sciatique, névralgie cervico-brachiale…), et l’orthopédie (ligamentoplastie de genou, prothèse de hanche…) sont des disciplines concernant l’appareil locomoteur. Mais ce ne sont pas les seules indications, l’ostéopathe peut travailler en cardiologie, pneumologie, neurologie, gériatrie, endocrinologie, gastro-entérologie, ophtalmologie, posturologie… mais aussi en gynécologie et en pédiatrie.


  • Les contre-indications semblent évidentes, c’est ce que l’on appelle le principe d’exclusion. L’ostéopathie n’est pas une médecine totale et elle ne prétend pas tout guérir. Une dysfonction hépatique peut avoir pour cause une fixation de ses ligaments suspenseurs, mais peut également être le siège d’une maladie plus grave. Il est important que l’ostéopathe sache faire la différence et renvoie son patient à son médecin traitant.







1 : Lee P.-R. Interface, Mécanismes de l’esprit en ostéopathie. Sully, 2005-2011. p25