• LA NEUROLOGIE

  • Pour expliquer de façon plus approfondie nos principes de traitement, les ostéopathes utilisent des notions de neurophysiologie particulièrement intéressantes. Les travaux d’irvin Korr, même s’ils datent un peu sont une référence dans ce domaine.



Son schéma, bien connus des ostéopathes expliquent les relations entre les viscères, l’os, l’artère, le ligament, le poil, la peau, la fibre musculaire lisse, la cellule sécrétoire glandulaire, la cellule métabolique et le système nerveux immunitaire.


Korr I.M. Bases physiologiques de l’ostéopathie. 209p. Frison Roche, 2009.


Reprenons ce schéma :



Commençons par la moelle épinière. Elle se trouve dans notre colonne vertébrale. Elle contient deux éléments fondamentaux, la substance blanche, qui contient les fibres nerveuses ou axones, et la substance grise qui contient les corps des cellules nerveuses. Pour simplifier, retenons ce principe :

  • Il existe des voies sensitives, elles se situent en arrière de la moelle épinière et des voies motrices, qui se trouvent en avant.
  • De chaque côté de la colonne vertébrale se trouve une grande chaine de nerfs du système sympathique (appartenant au nerveux autonome). Ces nerfs se distribuent ensuite au viscères par d’autres chaines ganglionnaires. On note qu’il existe des rameaux communicants entre le système qui commande nos muscles ou qui reçoit les informations conscientes et volontaires et le système nerveux autonome.

Avec cet éclairage de neuro-anatomie, on comprend tout à fait le principe de la douleur projetée et comment une dysfonction à un endroit (au viscère par exemple) peut provoquer des contractures au niveau du dos.


La douleur projetée :

  • Lorsqu’on regarde le premier schéma, on remarque que toutes les connexions entre tous les éléments anatomiques cités au-dessus (viscère, os artères, ligaments, …) remontent au cerveau par une seule voie. Le cerveau est en difficulté pour désigner précisément la zone douloureuse et projette la douleur sur un autre élément anatomique correspondant à ce niveau médullaire (de la moelle épinière).

  • L’exemple le plus courant est la douleur cardiaque volontiers ressentie au niveau du membre supérieur gauche (mais droit aussi !), la gorge et les mâchoires.


Beaucoup de douleurs dorsales sont les conséquences de dysfonctions viscérales hautes comme l’œsophage, l’estomac, le foie ou la vésicule biliaire. La fameuse douleur entre les omoplates peut être le signe de reflux gastro-œsophagien (RGO) ou de brûlures d’estomac (avec ou sans hernie hiatale)…




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