• GÉNÉRALITÉS SUR NOTRE ÉVOLUTION


  • Notre corps physique est d’une extraordinaire complexité. Il provient de cette lente évolution, dans laquelle chaque espèce a éliminé les solutions les moins adaptées pour ne garder que celles qui sont les plus efficaces à sa survie, puis à sa vie.

  • Je veux parler des premières chaînes protéinées, des premiers virus, des premières cellules avec membranes, puis des premiers êtres multicellulaires. Notre évolution est le résultat de cette vie aquatique, puis terrestre.


  • Pour être ce que nous sommes, des animaux adaptés à notre milieu, il nous a fallu apprendre et conserver ce qu’il y avait de mieux :

  • Respirer, manger et évacuer.

  • Se reproduire.

  • Se protéger des éléments et des prédateurs.

  • Se déplacer en étant le plus efficace, grâce à un appareil locomoteur adapté, consommant le moins d’énergie possible.

  • Enfin communiquer et vivre en société.


  • LA PHYLOGÉNIE

  • C’est l’étude de la formation, de l’évolution des espèces et des descendances. Nous descendons des singes, ce n’est pas un scoop. Mais le singe, avant d’être à deux pattes, était à quatre pattes.


  • En quoi cela nous concerne ?

  • La charnière cervicale et le développement crânien sont le résultat de cette lente adaptation. Notre bassin a lui aussi changé pour s’adapter à la bipédie. Nous conservons certains groupes musculaires comme les fléchisseurs de hanche (psoas) qui sont très puissants chez les quadrupèdes. Le chat, lorsqu’il court, est capable d’avoir une flexion de hanche telle que ses genoux dépassent sa colonne vertébrale. Lorsque nous restons assis trop longtemps dans la même position, comme en voiture par exemple, ce muscle a parfois du mal à se détendre pour nous permettre d’avoir une bonne verticalité vertébrale. Il peut induire des tensions au niveau lombaire.

  • Il ne faut pas oublier que l’espèce est en constante évolution et que nous ne sommes que des animaux pas “terminés” !


  • L’ONTOGÉNIE

  • C’est l’étude du développement progressif d’un individu depuis sa conception jusqu’à sa maturité, puis sa mort.

  • On connaît tous l’énigme du sphinx : quel est l’animal qui en a 4, puis 2, et enfin 3 ? Il s’agit de l’Homme qui marche à 4 pattes dans son enfance, puis à 2 pattes, jusqu’à la sénescence où il lui en faut 3 en comptant sa canne.


  • L’embryologie et l’organogenèse sont des sciences indispensables à l’ostéopathe. Elles permettent de faire des liens entre les tissus et certains organes. Par exemple, les muqueuses de la vessie, de l’intestin grêle, des poumons et de la trompe d’Eustache (oreilles) proviennent du même tissu embryologique. Pas étonnant que lors d’une atteinte d’un tissu, il y ait une fragilité et un terrain propice à la maladie sur les autres tissus. Parfois, chez le nourrisson, otites, infections urinaires, bronchiolites et gastro-entérites se suivent, et chaque foyer infectieux entretient l’autre.


  • L’ontogénie est une science présentant de multiples facettes. Le développement neurologique et la mise en place de toutes nos fonctions se fait progressivement, dans un ordre bien défini.

  • Le squelette osseux s’ossifie progressivement. Chaque structure à un âge d’ossification particulier.


  • Les patients sont parfois étonnés lorsque nous arrivons à dater une dysfonction. Si vu de l’extérieur, cela peut donner l’impression que l’on pose une main, puis l’air entendu : “vous avez eu une fracture obstétricale (à votre naissance) de la clavicule”, cela peut surprendre, mais il n’y a rien de magique. La clavicule à la naissance présente un certain degré d’ossification. Lorsqu’une fracture survient, elle laisse dans la trame osseuse une marque, lisible pour celui qui en a l’habitude.


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